26/06/2008 - Discours
Discours du Ministre de l'Intérieur, Patrick Dewael, prononcé lors de la présentation du rapport d’activités 2007 de la Police Fédérale
Depuis quelques années, la police fédérale présente un rapport d’activités. Aujourd’hui, nous présentons le rapport annuel 2007. Il ne faudrait pas sous-estimer son importance.
Parce que s’il est vital de travailler avec des plans de sécurité (au niveau national et zonal), plans dans lesquels nous établissons nos priorités, nous préconisons une approche qualitative des phénomènes criminels, il importe aussi d’en connaître les résultats ; d’où ce rapport annuel. De même, faut-il assurer la transparence nécessaire en les rendant publics. C’est pourquoi nous avons voulu cette présentation.
Les représentants de la police fédérale, le commissaire-général et les trois directeurs généraux, vous expliqueront dans quelques instants le rapport en détail. Je serai dès lors assez bref.
Je pense que la police fédérale et avec elle les ministres compétents peuvent se montrer satisfaits de ce rapport.
Satisfaits, parce qu’il y a dix ans, lors de l’accord Octopus, peu d’observateurs auraient osé espérer que nous puissions présenter aujourd’hui un rapport contenant autant de résultats positifs voire franchement remarquables.
Satisfaits, parce que la police fédérale fournit une contribution cruciale au sein de la police intégrée à deux niveaux.
Ses tâches centrales sont :
1. ses propres missions spécialisées de nature fédérale
2. le soutien au niveau local
3. la coopération policière internationale
Dans chacun de ces trois domaines, on a enregistré des progrès ces dernières années.
Je voudrais ici en particulier saluer le travail de la cellule “Personnes disparues”. Chaque année, ce sont neuf personnes sur dix disparues qui sont retrouvées avec son appui.
41% de la capacité de la police fédérale ont été consacrés au travail intégré et à l’appui aux polices locales. Cela démontre que le travail intégré donne des résultats. Et tel était exactement l’objectif de toute cette réforme.
Satisfaite, la police peut également l’être parce que le travail planifié par priorités porte ses fruits. Quelques exemples : en 2007, la police fédérale a arrêté 2473 malfaiteurs, ce qui représente une hausse de 13% par rapport à 2006.
Le nombre de vol de voitures a encore un peu diminué et il n’y a eu aucune attaque de transports de fonds. Qui aurait imaginé cela possible il y a quelques années ?
Certains aspects de criminalité lourde, contre lesquels ont a énormément investi sont en baisse, comme les attaques au bélier et les hold-up.
La police intégrée, structurée à deux niveaux, fonctionne bien. Les grandes actions policières, lors desquelles tous les segments de la police intégrée collaborent, en témoignent. Auparavant, ceci était inconcevable. La banque de données nationale, avec les CIA, existe et ne connaît pas d’équivalent à l’étranger. Les disparitions alarmantes sont traitées de manière professionnelle. Le temps où les crimes n’étaient pas résolus, est révolu. On travaille de manière systématique par priorités. Le contrôle du fonctionnement de la police est transparent et organisé de façon démocratique.
Avec mon collègue de la Justice, nous avons élaboré un nouveau Plan de Sécurité National, dans lequel le gouvernement fédéral a placé ses priorités et ses défis. C’est notre fil rouge pour les mois et années à venir. Ce plan balise le travail de la police et de la Justice en Belgique et nous indique quel type de criminalité nous devons traiter prioritairement et quels principes nous devons appliquer dans notre lutte contre la criminalité.
2007 aura à nouveau été une année charnière pour la Police fédérale. La structure de la police fédérale a été profondément redessinée et Fernand KOEKELBERG a pris la relève d’Herman FRANSEN comme commissaire général.
Les défis que ce nouveau management doit relever ne sont pas minces. Parce que la satisfaction ne doit naturellement pas mener à l’autosatisfaction. Nous devons regarder en avant. Et en même temps nous devons nous retourner constamment, corriger et améliorer.
Evidemment, il y a des points à améliorer dans le travail de la police fédérale. Evidemment nous devons rester vigilants en ce qui concerne un certain nombre de phénomènes criminels, les bandes itinérantes. La lutte contre le banditisme ne sera jamais gagnée, mais nous devons continuer à la mener.
La sécurité est un droit fondamental de chaque citoyen et une mission quotidienne de chaque policier. Je veux aujourd’hui plus particulièrement remercier chaque fonctionnaire de police et chaque collaborateur de la police fédérale pour leur implication et les inviter à poursuivre dans cette voie.
Patrick Dewael, 26/06/2008